« Science est le plus beau trésor que homme peutacquérir » : les bibliothèques des notaires et secrétaires du roi à Paris (mi XVIe-mi XVIIe siècle)

« Science est le plus beau trésor que homme peutacquérir » : les bibliothèques des notaires et secrétaires du roi à Paris (mi XVIe-mi XVIIe siècle)

thèse d’École des chartes

Auteur Directeur de thèse Date de soutenance
2026
Lieu de conservation Langue
français
Résumé
Les notaires et secrétaires du roi sont des officiers issus de la riche bourgeoisie commerçante, désireuse de s’élever socialement. Le service du prince par l’exercice d’une charge est un moyen privilégié pour accéder à la noblesse, après vingt ans d’exercice. Ces hommes cherchent à adopter tous les codes de l’aristocratie, bien qu’ils ne servent pas par l’épée. Aussi, la possession d’une bibliothèque contribue à asseoir la prétention à vivre noblement, tout en répondant à un besoin utilitaire. En effet, l’analyse des titres exprimés dans les inventaires après décès montre que les livres sont, pour une part importante, des volumes de pratique juridique, des codes de référence et des travaux de juristes érudits. On ne doit cependant pas croire que les lettres profanes, en particulier antiques, et chrétiennes soient négligées. L’histoire occupe une place importante dans les rayonnages. Les sciences exactes sont en revanche plus discrètes et se retrouvent dans quelques bibliothèques. Les inventaires après décès montrent également un mobilier raffiné, parfois précieux, et confortable. Les layettes, les pupitres et les bureaux permettent la consultation des volumes, petits ou grands, qui étaient rangés soit dans des coffres, soit dans des armoires. Les reliures sont faites essentiellement de cuir et de parchemin, ce qui confirme l’usage avant tout professionnel de ces livres. Les reliures de luxe sont cantonnées à quelques exemples précis.
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