˜«œAinsi, j’étais devant Bonaparte... » : présentation et édition critique du « journal » du comte Alexandre Maurice Blanc de Lanautte d'Hauterive (1824-1827)

Thèse non numérisée

Cette thèse est conservée aux Archives nationales.

thèse d’École des chartes

Auteur Directeur de thèse Date de soutenance
2026
Lieu de conservation Langue
français
Résumé
Cette thèse comprend une édition intégrale du journal du comte d’Hauterive tenu entre 1824 et 1827, précédée de la présentation de celui-ci. Elle revient d’abord sur la biographie, en général méconnue du comte, puis s’attelle à présenter la structure du texte proposé avant d’étudier le rôle que le journal comme son auteur occupent au ministère durant les premières années du règne de Charles X. Issu de la petite noblesse du Dauphiné, formé à l’Oratoire, gentilhomme d’ambassade à Constantinople en 1784, consul à New York en 1793 puis chef de division au ministère des Affaires étrangères et enfin garde des archives de ce même ministère, le comte d’Hauterive a vécu une vie riche et travaillé avec les personnages les plus éminents de son temps, en particulier Talleyrand, dont il était un proche, sinon un ami, et Napoléon. Pris dans la fièvre du besoin d’histoire qui caractérise son temps et dans les bouleversements politiques, il tient son journal avec le projet d’imiter Dangeau puis s’en éloigne rapidement ; pendant près de trois ans, il écrit régulièrement, revenant sur l’ensemble de sa vie, sur la politique de la Restauration, les bouleversements du monde qu’il observe, la ville et les spectacles, ou bien sa famille. Le ministère des Affaires étrangères, dont il sera un membre-clé jusqu’à son décès en 1830, est sans surprise fréquemment évoqué : d’Hauterive y laisse voir la vie d’une administration encore réduite, ses travaux avec les ministres, en particulier le discret baron de Damas, et crée un objet à la croisée des genres, entre instrument de travail, Mémoires et autobiographie. L’histoire y tient également un rôle prépondérant, reflet à la fois d’un goût personnel et de l’usage politique qui est et doit être fait du journal.
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