Le prince fantôme : jeunesse, réseaux et domaines de Philippe, premier duc d'Orléans (1336-1356)
Thèse non numérisée
Cette thèse est conservée aux Archives nationales.
thèse d’École des chartes
Auteur Directeur de thèse Date de soutenance
2026
Lieu de conservation
Langue
français
Résumé
Le premier duc d’Orléans Philippe de France (1336-1375) est une énigme historiographique tout autant qu’une énigme archivistique. Sa vie est un modèle de perplexité pour l’historien dans la mesure où les chroniques les plus utiles à l’élaboration de l’histoire des premiers Valois (1328-1380) ne le mentionnent que très rarement. Cette place si mineure réservée dans le gouvernement du royaume à un fils, frère et oncle de roi tranche avec la très encombrante position de son successeur au duché, Louis Ier (1393- 1407), son petit-neveu. Les conditions de sa vie matérielle, si elles sont très mal connues et difficilement lisibles, peuvent se concevoir par de rares documents : à quelques remarquables exceptions près comme le BnF Ms. NAF 21201 (comptes de l’argenterie de Jean II le Bon), ce sont soit des épaves soit des copies annexées dans des lettres ultérieures, des vidimus. Ce peu de soin attaché aux archives d’un personnage de cette condition interroge : le duc d’Orléans a-t-il été victime d’une damnatio memoriae ou l’incurie généralisée et inhabituelle de ses successeurs immédiats a-t-elle été la cause de ces pertes énormes ? Le personnage, pourtant, ne manque pas d’intérêt suivant l’adage selon lequel « le manque d’informations est une information ». Le statut si particulier de son apanage et la relation de celui-ci avec les rois de France, le fonctionnement des institutions de son apanage et la curiosité de son héraldique en font un représentant unique du monde des princes Valois avant l’époque des splendides mécènes frères de Charles V.
Source