Une nouvelle ère du livre : Charles Gosselin (1795-1859), éditeur des romantiques
Thèse non numérisée
Cette thèse est conservée aux Archives nationales.
thèse d’École des chartes
Auteur Directeur de thèse Date de soutenance
2026
Lieu de conservation
Langue
français
Résumé
Charles Gosselin s’engage dans le métier de libraire-éditeur dans un contexte de profond renouvellement de la profession. Nombreux sont les prétendants pour obtenir l’indispensable brevet, à l’heure où le livre est encore pour beaucoup un produit de luxe. La réussite des opérations de publication est largement incertaine et les faillites sont légion. Très tôt dans sa carrière, Gosselin parvient néanmoins à se démarquer de ses pairs en laissant une empreinte durable dans le monde du livre parisien. Sa vie professionnelle prend place dans un cadre défini : de bonnes relations avec la Direction de la Librairie, une boutique située rue Saint Germain-des-Prés dans un quartier bien connu des libraires. Il se construit une position intermédiaire entre deux pôles, celui de la tradition et celui de la modernité. Faisant face à la vague de faillites de l’année 1830, il consolide sa fortune en tant que grand propriétaire foncier. C’est auréolé de sa renommée qu’il quitte la profession au mitan des années 1840. Il cède alors une partie de son fonds à Laurent Pagnerre, éditeur républicain installé rue de Seine. Ses dernières années sont celles d’un grand bourgeois tourné vers les investissements mobiliers, dans le gaz et les mines notamment, tout en étant occupé par les activités d’une retraite paisible telles que l’horticulture. Le peu d’écho suscité par sa mort au cœur du Second Empire, le 31 juillet 1859, ne rend pas justice à sa place sur la scène littéraire parisienne à l’apogée de sa carrière.
Source