«La grande source de mes plaisirs» : le cardinal de Bernis (1715-1794) et les Arts

Thèse non numérisée

Cette thèse est conservée aux Archives nationales.

thèse d’École des chartes

Auteur Directeur de thèse Date de soutenance
2026
Lieu de conservation Langue
français
Résumé
Chargé d’affaires de la France près le Saint-Siège dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le cardinal de Bernis a eu l’occasion de déployer tout le faste que lui permettait sa position dans une forme de diplomatie éminemment culturelle, qui fit de son « auberge de la France à Rome » le théâtre de fêtes, d’expositions et de réceptions où intervenaient certains des artistes les plus réputés de la Ville éternelle. De la même manière, sa fonction lui donna l’occasion d’entretenir une proximité affirmée bien que parfois ambiguë avec l’Académie de France à Rome, son directeur et ses pensionnaires. Ses amitiés dans le cercle des diplomates établis à Rome lui ont également fait connaître des personnages comme l’ambassadeur espagnol Azara, grâce à qui Bernis fut présenté aux peintres Anton Raphael Mengs et Anton von Maron. Surtout, c’est un réseau familial qui est au centre de la relation entre le cardinal de Bernis et le monde des arts : archevêque d’Albi, il constitue avec François de Pierre de Bernis, son coadjuteur et cousin, une riche collection de tableaux et de dessins, confisqués à la Révolution et pour la plupart aujourd’hui conservés entre Toulouse (musée des Augustins et musée Paul-Dupuy) et Albi (musée Toulouse-Lautrec, sur le site du palais de la Berbie, ancien siège de l’archevêché). Adjuvant du cardinal de chaque côté des Alpes, François de Bernis se fait également connaître à Rome par les commandes qu’il passe à des artistes comme Peyron et Perrin.
Source